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valeurs en solde

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30 janvier 2009

Info, rate & Comments

Je suis depuis peu l’émission « Rue des entrepreneurs » sur France Inter, plus souvent via leur podcast qu’en direct (à 9h10 le samedi matin je ne suis pas toujours d’équerre). Le thème « Les désordres du Monde » était très intéressant, son successeur « Comment la crise va nous changer » est encore plus dense et riche (lien).

Denis Muzet (1:45) qualifie les déboires récents de l’économie de crise de la morale, dont une piste majeure serait de donner du sens à l’achat, le faire conjuguer bonus économique et bonus sociétal.

Jolanta Bak (5:54) parle carrément de guerre civile des valeurs, souligne la volonté de ne s’enrichir que pour s’accomplir et encore pas au détriment d’autrui.

Denis Muzet (22:50) intervient à nouveau pour dénoncer le marketing de la peur, l’effet de redondance devenant accumulation et détruisant le sens, et recommande donc de prendre du recul (« rue des entrepreneurs » aide beaucoup, moi je pense aussi au « dessous des cartes », … peut être aussi au collège de france, que je connais très mal?).

Autre thème prometteur, Michèle Debonneuil (31:00) nous enjoint à imaginer le quaternaire, fusion adéquat de la production industrielle et des services.

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9 comments

  1. haha, je sais exactement ou cette photo a ete prise 🙂 assez enigmatique, j'aime bien le cote graphique de ta photo, qui illustre assez bien ton texte (qui pour le coup ne m'interesse pas plus que ca des lors que ca parle de la Crise (avec un grand C)). Les lettres rouges en surimpressions sur les bandes des soldes, ca fonctionnene tres bien 🙂

  2. rataki: Tu remarques que perso je ne parle pas de crise, le mot n'apparaît que dans le titre de l'émission et une deuxième fois pour parler de crise de valeurs, pas économique. C'est triste que ça ne t'intéresse pas, ça abonde dans le sens de Denis Muzet quand il dit qu'on nous bassine avec des mots creux (comme crise) et que plus personne ne s'interroge sur ce qui est à sauver et ce qui est à faire évoluer, et vers quoi.
    Alecska: Oué, c'est bien ce que je me suis dit quand je me suis vu en train de sortir l'appareil photo dans la rue alors qu'on était limite en temps pour mon resto d'anniv. :p Dans la vie ya des priorités! 🙂

  3. Je crois que ça intéresserait plus de gens si on nous parlait de solutions ou au moins d'idées concrètes, plutôt que de décrier sans cesse « c'est la faute au grand capitalisme ».
    Et puis ça me semble un peu « abstrait », à l'individu lambda qui comptent ces centimes d'euros de fin de mois, tous ces milliards virtuels qui disparaissent du jour au lendemain.
    J'ai beau avoir fait un petit bac Eco, je me sens démunie face à ces théories. S'informer (à partir de sources pertinentes et avec les clés de compréhension) est une bonne chose. Mais qu'est-ce qu'on y peut ?

    Pour revenir à ta photo, une évolution possible serait d'ajouter un personnage dans tes compos, y mettre de la vie, même si ça doit être très… subtil. Oui, je repense à cette expo Saul Leiter dont le style te conviendrait tout à fait.

    (ouh la ! faudra pas me faire boire ce soir, j'ai l'esprit déjà surchauffé :p)

  4. parler de solutions: alors tu devrais vraiment écouter ce podcast! 🙂
    les milliards qui disparaissent: les milliards ne sont qu'un nombre qui représente la valeur qu'on attache aux choses… en l'occurrence ces choses étaient très surestimées, et là se trouve la question qu'on peut tous se poser: quelle valeur est ce que je donne aux choses qui prennent mon temps et mon énergie?
    qu'est ce qu'on y peut: convaincre les gens lambda que rien n'est magique, qu'on ne fabrique pas de la valeur par magie, que nos gestes les plus banals doivent être mesurés car ils ont des conséquences qui n'ont pas encore de prix, mais que ça pourrait venir. Qu'il ne faut pas s'enraciner dans des routines ou des croyances. Comprendre pour s'adapter. S'adapter pour survivre, en tant qu'individu, espèce, biosphère.
    mettre de la vie: pour celle-ci je vais avoir un problème d'échelle… peut être attendre le passage d'une mouche? 😉
    boire ce soir: Boire si, mais shooter en N&B pour éviter de voir rouge. La banquette des confessions c'est pas à la mode. :p

  5. Hum, c'est vrai ton poste ne parle pas de la Crise directement, mais c'est ce qui apparait en filigrane. C'est surement un peu triste que ca ne m'interesse pas plus que ca pour les raisons evoquees par Alecska: on parle d'un systeme qui me depasse tellement, et qui depasse la plupart (pour pas dire tout le monde). C'est sur, se ternir informer, reflechir/penser/rever a une evolution/refonte du systeme, c'est important. Mais la, comme ca, juste ca me lourde.

    « qu'est ce qu'on y peut: convaincre les gens lambda que rien n'est magique, » pourtant, c'est un peu ce qui s'est produit : de la production de valeur par magie. mais apres, suis pas tres fort en economie, alros j'ai ptet simplifie les choses 😀

  6. rataki: Tu connais ce jeu de dé du poker menteur? Tu mises de plus en plus gros juste pour cacher la misère qui se cache sous la capot? Ben là c'est pareil, tout le monde se doutait que ça ne pourrait pas durer indéfiniment mais tant que les enchères montent personne ne veut sortir du jeu. Perso j'ai vendu mes actions fin 2007 et j'ai refusé d'envisager un achat immobilier dès 2006. Le marché affichait une valeur « magique » en laquelle je n'avais plus confiance, appât du gain ou pas.

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